SOUTIEN AUX POPULATIONS DE LA REGION DU SUD-EST LIPEZ

Cette page est dédiée aux populations du sud-est Lipez Bolivien. Ces gens sont pauvres mais rarement misérables. A bien des égards ils sont plus riches que nous. Leur référentiel de qualité de vie est infiniment restreint. Ces hommes et ces femmes sont humbles, dignes et debout bien campés sur leurs pieds. On baigne dans l’authentique pur sucre, le rustique et le pittoresque. La majorité des habitants toutefois rêve d’électricité donc de lumière, d’un réseau de soins décent, de bois pour cuisiner plus abondant, de communication terrestre et téléphonique améliorée, d’eau potable… !
Fait surprenant : ils ne portent pas du tout le même regard que nous sur le paysage. Les panoramas grand format que nous leur avons fait distribuer n’évoquent à première vue aucun site connu alors que les images proviennent de leur propre lieu de vie.

Mon ami Daniel Chappuis voyage dans cette région depuis 2001 et a décidé, à sa manière, de les aider. Ayant une passion commune pour le voyage et la photographie, un jour nous est venu l'idée de joindre nos forces. Cette page internet a donc été créée dans le but de partager le fruit de notre collaboration.

ATTENTION!!! Vous allez découvrir ici des photos totalement inédites de paysages encore jamais photographiés auparavant (en date d’août 2013). Alors régalez-vous!


HISTORIQUE

Un soir, mon ami Daniel Chappuis a eu la belle idée de me présenter un diaporama de ses péripéties en Bolivie. Ce soir-là, j’en prends plein les mirettes. Des paysages à couper le souffle, des terres sauvages, inconnues, rudes, bref tout pour faire vibrer mes
envies d’aventures, m’encourager d’aller voir ces endroits extraordinaires de mes propres yeux et bien sûr, de les photographier.

Et puis, L’idée excitante de pouvoir donner un sens vertueux à ces futures images a très vite mûri.

L'ami Daniel est, ce que je considère un « Grand Homme ». Bourré de valeurs qui me sont chères, doté d'un grand cœur, menant une vie sans superflus remplie d'aventures et de voyages. Il s'est fixé un vrai et beau défi, qui le tient en haleine depuis le début des années 2000, et ce n'est pas fini car la tâche est immense. Je le laisse vous expliquer tout cela de ses propres mots: « Une incroyable aventure de caravane de troc en 2001 m’avait fait découvrir une zone totalement méconnue de Bolivie (texte narratif sur demande). Durant 10 voyages cumulant plus de 2 ans sur place, j’explore, prospecte, découvre ébahi des merveilles paysagères, des vestiges précolombiens (mais âge de la pierre taillée, pas de métallurgie connue…) non-inventoriés et des autochtones formidablement attachants. A l’instar d’autres régions touristiquement développées, de rares habitants commencent à se faire à l’idée d’accueillir des visiteurs étrangers. Fébrilement, gauchement parfois, ils se préparent avec le modeste appui d’une poignée d’ONG. Hélas ce qui manque surtout, c’est de faire connaître ces merveilles. Je e d’inventorier les sites archéologiques (900 greniers, ruines de villages parfois fortifiés, pétroglyphes, peintures rupestres), de prospecter les sentiers, d’encourager les villageois. »


BUT DE L'ACTION

L’idée était donc trop belle de pouvoir contribuer, par mon travail photographique, à son action. Daniel et moi accompagnés de Johnny, un précieux ami local, avons donc arpenté à la fin 2012, pendant plus d’un mois, cette région afin d’en ramener un florilège d’images inédites. Avec l’accord tacite des communautés locales, notre intention est donc de les publier et que la totalité du profit des ventes qui en découlera soit réinvestie au bénéfice de cette action.
Daniel explique que « le but à terme est d’enrayer partiellement l’exode vers les centres urbains et l’Occident en permettant à des acteurs du coin de vivre dignement. Le tout est élaboré dans un esprit gagnant-gagnant, le plus loin possible des principes de charité et d’assistanat condescendant. Cela consiste à établir un inventaire des accès, pistes, lieux attractifs ; santé, communication radio/téléphone ; visibilité, contact, marketing ; aspects écologiques, modèle durable, modeste, simple ; développement autonome ; sensibilisation interne aux richesses paysagères et historiques à valoriser. Il est aussi impératif que la majorité des futurs revenus du tourisme restent en mains propres des indigènes. Tout se passe au-dessus de 3800m. d’altitude, nombre de trésors se méritent à pied… c’est assez sportif, hyper-rustique, isolé, tellement invraisemblable et décoiffant. Faut voir pour croire ! Cette région reste une rare "terra incognita" de la toile. Nous nous attelons donc en douceur pour contribuer à la révéler aux autochtones ainsi qu'au monde des curieux internautes, potentiels futurs visiteurs! »


RÉALISATION DES IMAGES

Du 18 sept. au 19 oct. 2012, je rejoins donc Daniel et Johnny qui vont me guider dans ces contrées en phase d’exploration afin que je photographie toute la magnificence de ces paysages.

Durant ces 4 semaines, difficile de couvrir toutes les destinations déjà explorées par mes compères. Nous nous sommes donc limités à certaines zones-clé et avons passé plusieurs jours dans chacune de ses sous-régions afin de maximiser nos chances de capturer de belles lumières. Et du spectacle nous en avons eu!

Ces endroits sont les suivants: Cienega et la vallée des condors, Rio Seco, Ciudad de Roma et la Pampa de las Lagunillas (voir carte ci-contre).

Après avoir capturé une belle moisson d’images exclusives de ces contrées méconnues, il m’était impossible de venir dans ce coin de pays sans aller photographier les régions du sud Lipez qui sont, elles, déjà connues et où le tourisme est déjà bien développé. Les paysages y sont tout autant fabuleux. Daniel et Johnny m’ont donc là aussi fait le grand plaisir de me guider dans la Réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa (incluant la Laguna Colorada, Laguna Verde, le désert de Dalí) et puis le célèbre et extraordinaire Salar d’Uyuni.






DERNIÈRES NOUVELLES ET AVANCÉE DE L'ACTION

26 novembre 2015 :

Conférence « Bolivie Inédite»
À l'azimut d'Estavayer le lac.
Daniel Chappuis et moi-même présenterons une conférence d'environ 2 heure, sur fond de diaporama et vidéo, sur l'action de Daniel.
Plus d'infos sur cette conférence en cliquant ici.


Été 2015 :

Le fruit de la vente de photos, majoré de dons particuliers et de recettes résultant d’exposés publics a permis de démarrer l’action concrète.
  • Ellaboration d’un projet de statut d’association sous for juridique suisse : « Hacia la Cumbre. »
  • Rédaction d'un contrat-type pour cadrer chaque action.
  • Réalisation épique de la sécurisation d’un circuit pédestre à Ciudad de Roma.
  • Mise en oeuvre d’une seconde action semblable à Estancia Grande entièrement managée par les acteurs locaux.
  • Etablissement d’une liaison internet régulière avec Johnny d’Esmoraca et Cirilo de Rio Seco.
  • Très notable et réjouissante augmentation des nuitées à Guadalupe : +250% !
  • Rassemblé 13 ans d’archives archéologiques pour constituer un volumineux dossier (+ de 30 pages illustrées) à l’attention de spécialistes. A ce jour le mystérieux peuple précolombien qui nous a légué ses vestiges reste totalement énigmatique.
  • L’expédition 2015 sera vouée au contrôle des travaux réalisés et au lancement d’autres actions en fonction des faibles ressources disponibles. En outre l’exploration de divers sites géologiques ou archéologiques encore inconnus va mobiliser beaucoup d’énergie.



Historique des dernières nouvelles :
2 Décembre 2014 :

Conférence « Bolivie Exclusive »
Au cinéma de Bex (Suisse) le Grain d'Sel.
Daniel Chappuis et moi-même présenterons une conférence d'environ 2 heure, sur fond de diaporama et vidéo, sur l'action de Daniel.
Plus d'infos sur cette conférence en cliquant ici.


28 juillet 2014 :

Voyage de Daniel du 3 sept. au 14 nov. 2013

Rio Chilenas:
La population sollicite Johnny et Daniel pour leur présenter des sites au potentiel touristiquement attractif. Ils découvrent ainsi grâce à Froilan Acho les deux anciens villages nommés Rio Chilenas que les habitants ont abandonnés en moins de 20 ans. En sus, au cours d’une excursion mémorable, Roberto leur fait découvrir un grand lac jaune moutarde (Thommy) fréquenté par des milliers de flamands roses.

Rio Mojon :
Reprise d'une exploration avortée en 2012. Ils ont trouvé de probables vestiges d’un village à Honda Palca (Jatun), d’anciennes terrasses cultivables et ont visité un groupe important d’imposants greniers familiaux avec des séparations intérieures. Rarissime, au pied de l’un d’eux, un genre d’amphore signalée par Herminio Mamani Calisto et deux tessons de poterie décorée. Aucune trace de feu.
Un abîme de perplexité renvoie Daniel en écho de criants et stériles appels à l’aide au monde de l’archéologie. Les indigènes et Daniel aimeraient savoir, comprendre. Mais il est naturellement exclus que non-professionnels ni autorisés fassent quelque investigation matérielle que ce soit. Au secours, c’est urgent, les chèvres continuent de s’abriter dans ces monuments millénaires fragiles les détruisant petit à petit irrémédiablement.
On ne protège efficacement que ce que l’on connaît bien. Il est impératif que le monde scientifique se donne les moyens d’investiguer, de questionner, de répondre bref de s’intéresser. Saperlipopette !
Une bergère signale à Daniel et Johnny, en plus des pétroglyphes découverts cette année, d’autres sur le plateau. A voir en 2014.

Cienega, Estancia Grande :
Johnny et Daniel continuent d’explorer. Impossible en un jour d’imaginer l’aller-retour. Donc ils louent des ânes à Max et Juana. La narration résumée est disponible en Tessons de Boulivie.
Délimité au GPS les contours d’une occupation villageoise probablement millénaire à Estancia Grande.
A un petit jour de marche, Estancia Grande Antigo : le mystère s’épaissit. De nombreux champs, d’anciennes terrasses, des ruines espagnoles mais pas de village antique malgré quelques pointes de flèches et outils lithiques de surface. Dans les hauts, quelques greniers mais surtout de surprenants et imposants bas-fourneaux. Quelle époque ? A l’aide svp !
Au retour à la Toussaint, extraordinaire plaidoyer de Cienega pour les encourager de continuer dans la voie d’un développement touristique. Témoignage illustré dans les Tessons de Boulivie.

Guadalupe :
Daniel et Johnny assistent à une esquilada de vicunias (Tonte de laine de vigognes) au-delà de 5000m. d’altitude. Y avait du beau monde.
Quelques intrépides voyageurs continuent d’élire Ciudad de Roma comme visite d’un jour incluse dans un circuit de 5 jours. C’est enthousiasmant, trop court, mais les Guadalupéens sont ravis, certains les jalousent. Emulation encourageante.
L’énorme autant qu’inattendu chantier du corridor éco-touristique continue sa route. Large de 2 pistes, elle progresse de San Pablo de Lipez à Rio Mojon Picalto semble-t-il.

Nouvelles de Johnny

Le 16 juin 2014, Daniel s'entretient au tél. pendant ½ heure avec Johnny. La ligne était meilleure qu’avec son voisin en Suisse!!
En vrac : le gel a moins affecté les récoltes que l’an passé. Y aura assez pour nourrir Lipenia et ses 8 Chichenos (Truie et ses porcelets.)
Il reste hélas très tout seul pour trop tout faire.
Il a commencé timidement des cours d’informatique mais ne dispose pas encore de messagerie. Il y travaille.
N’y a que sa maman qui est un peu patraque, sinon tous vont bien. Ses soeurs de La Paz demandent après Daniel. Ramiro (son frère) travaille à la mine d’Esmoraca où une modeste veine de wolfram vient d’être découverte. Bol et aubaine.
Bonnes pensées des amis de Cienega dont Béatrice.
Rosita bénéficie d’un deal avec son parrain Facundo qui lui a filé sous conditions une partie de ses lamas. Ca lui donne une chance d’améliorer l’ordinaire.
Un buldozer est en train de tracer un prolongement de piste vers Bonete Palca.
Y a toujours à lutter pour obtenir de l’essence mais Jorge tente chaque fois d’arranger les bidons.

Objectifs généraux et particuliers pour 2014 et suivants

- Nous travaillons à porter sur les fonds baptismaux les statuts d’une action de soutien au développement du sud-est Lipez. Le gros défi est de tenir à distance respectable tous genres de parasites et d’intermédiaires malhonnêtement profiteurs.
- Exploration du plateau de Rio Mojon zone de Chalviri.
- Recherche à Cienega de pétroglyphes signalés.
- Mise en place de chantiers contractuels pour la réfection de sentiers muletiers.
- Relance du projet de cours informatique pour Johnny mais plus généralement d’une amélioration de la communicabilité au moins virtuelle entre campagne et ville, respectivement zones développées.
- Du côté de San Antonio de Esmoruco: Santos que nous espérons enfin libéré de son pensum d’instituteur à Rio Chilenas, s’il peut revenir dans son village natal, nous indiquera des pétroglyphes autour de son estancia au pied de Ciudad de Roma.
- Estancia Ovejerias devrait révéler une occupation antique dont on ne sait rien à part des pétroglyphes proches de la rivière. On nous a signalé des greniers au pied de la falaise bordant le plateau…, restera à les trouver pour réaliser le trinôme, l’emplacement du village antique !

4 mars 2014 :

Conférence « Bolivie Exclusive » présentée aux retraités de la société Nestlé à Vevey (Suisse) dans le cadre de l’Association Sport et Loisir Nestlé.

Décembre 2013 :

Publication de 2 doubles pages dans le magazine Invitation No 52 de décembre 2013.

21 novembre 2013 :

Conférence « Bolivie Exclusive » - festival des Rencontre de l’Aventure de Bulle:
Daniel Chappuis et moi-même avons présenté une conférence d'environ 1 heure, sur fond de diaporama et vidéo, sur l'action de Daniel.
Toute les infos sur le site du festival en cliquant ici.

15 novembre 2013 :

Daniel rentre de trois mois d’aventures et de nouvelles découvertes en compagnie de Johnny.

24 juin 2013 :

Conférence « Bolivie Exclusive » - Foyer Association Sport et Loisir Nestlé (Vevey, Suisse)
Daniel Chappuis et moi-même présentons une conférence d'environ 2 heures, sur fond de diaporama et video, sur l'action de Daniel et la réalisation des photos.
Lundi 24 juin 2013 à 19h00, Foyer Association Sport et Loisir Nestlé 1er étage, Rue de l'Hôtel de Ville 1, Vevey (Suisse). Cette soirée est organisée par le Photo Club de Nestlé. Entrée libre.

Mai 2013 :

Jusqu’en octobre 2011 Guadalupe n’avait guère accueilli plus d’un touriste : Daniel Chappuis et Johnny Velasquez son fidèle compagnon de prospection. 5 familles ont construit et aménagé des chambres d’hôtes. En octobre 2012, 3 d’entre elles totalisaient le passage d’une cinquantaine de nouveaux visiteurs, un succès qui augure le meilleur.

Aldo Rezzonico de La Paz a loué 2 jeeps à d’intrépides voyageurs qui ont été enchantés de leur passage dans cette zone du sud-est Lipez. L’un d’eux y retourne début novembre 2013 pour une semaine de découvertes.

Les pistes, dont principalement l’axe nouvellement tracé Mojinete- Rio Mojon (env. 80 km.) déjà bien ruiné fin 2012 après une seule saison des pluies, ont encore subi de très graves dommages au début 2013. Une demi-douzaine de citoyens volontaires ont obtenu du gouverneur une aide d’urgence. La piste est à nouveau excellente en cette fin d’année. La communication est vitale. En 10 ans, certains sentiers muletiers non-usités n’ont plus bénéficié d’entretien, et du coup ne sont plus que partiellement praticables. Les devises touristiques espérées seront les bienvenues, car les aides étatiques se cantonnent aux pistes carossables.

Des réseaux de téléphonie mobile ont fleuri à Mojinete, San Pablo de Lipez et San Antonio de Esmoruco. Y a un tél. public à Esmoraca. Plus aléatoire, la radio fonctionne à Rio Seco, Guadalupe, Bonete Palca. Faut pas trop compter dessus !

Daniel retourne cette année encore sur place, pour trois mois d’aventure et de nouvelles découvertes en compagnie de Johnny.


COMMENT Y ALLER Á VOTRE TOUR

Le but étant bel et bien de promouvoir un peu de tourisme éthique dans cette région (nous espérons que les images ci-dessous vous motiverons à y aller), voici donc ci-dessous quelques infos pour préparer votre propre voyage « aventure ».

Idéalement :
  • Avoir un minimum de baragouin hispanique.
  • Disposer d’un mois de libre. Effectivement, s'engager sur les routes du sud-est Lipez demande un investissement en temps non négligeable.
  • • Avoir un soupçon d’esprit pionnier.
  • Louer une jeep chez Aldo : http://www.rentacarpetita.com.
  • Supporter des altitudes de 3800-4500m. Une acclimatation par paliers est fortement recommandée.
  • Voyager en indépendance alimentaire mais dépendance pour le logis et les guides, c'est ainsi que vous contribuerez à laisser quelques sous aux populations locales.
  • Exclu de traverser en sauvages ces zones aux populations susceptibles et fragiles. On n’est pas chez nous, on cherche le contact, on se présente poliment, on explique simplement les raisons de notre présence et nos attentes et on demande la permission.

Jouable, mais plus aléatoire, si vous n’avez que 15 jours, négociez un service à la carte avec l'agence Llipitour de William de Tupiza ou Valle Hermoso via Adolfo Pedrasa (adolfo.contact@gmail.com) et Maria.

C’est où ?
Tupiza est la ville qui sert de base-arrière et permet la plupart des achats de nourriture et de carburant. Un hôpital prodiguera des éventuels soins complémentaires aux dispensaires de campagne. Notez qu'il est fortement recommandé d'emmener avec vous une pharmacie d'urgence. Pour ce qui est du logement, l'hôtel Mitru, le plus honnête établissement à 300 km. à la ronde vous accueillera avec votre véhicule.
On atteint Tupiza (sud-chichas) en 15 heures de bus depuis le terminal de la Paz (LPB) par Potosi. Compagnies de transport (flota): Illimani, Panamerican…
On peut aussi arriver en train d’Oruro par Uyuni. Par la route également d’Argentine de Jujuy par La Quiaca/Villazon.
Le sud-est Lipez se situe approximativement de 120 à 250 km. de Tupiza.

Epoque :
Juin… mieux : août à novembre.
Températures : -10 à + 25°c.

En toute formule, tenter de rester maître de la pistée.
Pour vous aider à échafauder un plan de voyage, Daniel (boulou.dc@bluewin.ch) reste à disposition dans la mesure de sa disponibilité avec toutes sortes de conseils, contacts, points GPS etc.

Attention, aucun service d’urgence à notre connaissance ne couvre ce sud-est Lipez. Vous y aller donc à vos propres risques et périls.


LES IMAGES

Note importante :
Ma vocation de photographe-paysager me limite à ce thème. Daniel étant à l’aise avec les populations locales leur tire à l’occasion le portrait. Nous sommes complémentaires, mes paysages sont habités. Les images de Daniel sont accompagnées de la mention “© D. Chappuis”.

Région de Tupiza :
Tupiza, avec ses 23'100 habitants est la capitale de la province de Sud Chichas. Cette ville sert à Daniel de "camp de base". C'est donc son point de ralliement d'où il planifie et prépare chacune de ses explorations dans le "campo" et où il se ravitaille en nourriture. Tupiza est une ville connue des touristes avec plusieurs tours opérateurs proposants des excursions de plusieurs jours vers le Salar d'Uyuni et la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa.




Région d'Esmoraca, Morinete, Cienega:
Depuis le village reculé de Cienega (50 habitants) nous avons fait une petite excursion à pied de plusieurs jours dans le hameau encore plus reculé de Churkior Grande et jusque dans la vallée des condors.
Sur la route entre Esmoraca et Florida nous avons exploré pour la première fois un canyon très étroit rappelant celui d'Antelope aux Etats-Unis, dans lequel nous avons découvert plusieurs anciens greniers ou "chullpas".





Région de Rio Seco :
Le village de Rio Seco est situé au beau milieu d'un paysage absolument extraordinaire. Le sol est constitué de multitudes de couches de roches très colorées, allant du jaune au gris-argent, en passant par l'orange, rouge, rose, verdâtre parfois même presque bleu. Pour l'amoureux des paysages colorés que je suis, j'ai été gâté. Nous y avons passé 3 jours entiers à arpenter les différents vallons et sommets environnants. Il y a tant à découvrir, je ne savais pas où donner de la tête et du viseur. J'y aurais passé des semaines à ne photographier rien que dans cette région.






Région de Ciudad de Roma :
Ciudad de Roma est le site le plus époustouflant qu'il m'ait été donné de voir et photographier. L'érosion a sculpté ici des colonnes de roches de plusieurs dizaines de mètres de hauteur, créant ainsi d’apparentes cathédrales naturelles. Certaines zones sont remplies de sculptures rocheuses naturelles ou l'imagination peut nous laisser découvrir toutes sortes de figures connues, du portrait de Mickey, à la vierge Marie, ou bien encore des monuments, des formes d'animaux. Ici comme à Rio Seco, c’est un festival unique de fantaisies géologiques tellement inimaginables qu’on se prend à rire fanchement de telles merveilles suggestives.








Région de Rio Chilenas et de la Pampa de las Lagunillas :
De la verticalité des sites précédents, on passe à l’opposé dans le monde de l’horizontalité. Vue du ciel, cette région de la Pampa de las Lagunillas ressemble à la surface de la lune, un paysage désertique criblé de trous, mais avec la couleur en plus! Depuis le sol, dans ces multiples dépressions on découvre de petits lacs tous plus colorés les uns que les autres. Bleu-ciel, rouges, vert-émeraude, jaune-ocre, blancs, il y en a pour tous les goûts, et bien souvent d'année en année ils changent complètement de couleur. C’est juste hallucinant !






Réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa :
Les photos qui suivent, n'ont plus rien d'exclusif. Effectivement dans la dernière partie du voyage nous sommes allés visiter des zones bien connues du monde entier où le tourisme est déjà bien présent, même s'il s'agit quand même d'une découverte assez "aventurière". A la Laguna Colorada, il est difficile de prendre vraiment conscience de toute la beauté de cet endroit, tant la fantasmagorie est époustouflante. Flamands roses sur des eaux rouge-brique : la totale !






Salar d'Uyuni :
Uyuni est probablement l'une des villes les plus touristiques de Bolivie. Y sont présentes de nombreuses agences qui proposent, comme à Tupiza, différentes options d'excursions dans le Sud Lipez. Pour clôturer mon voyage en beauté, je me suis offert un crépuscule au sommet du Tunupa. Seul, à 5100m d'altitude, avec l'immensité du salar d'Uyuni jusqu'à perte de vue, alors que le soleil passe derrière l'horizon et que la lumière peint le paysage de toutes les couleurs de l'arc-en-ciel, ce fût probablement une des expériences les plus extraordinaire de ma vie.